(2ème blog, voir rubrique liens utiles : http://cfecgc.urssafnordpasdecalais.over-blog.com)
Une
grève pour protester contre leurs conditions de travail mais également pour sensibiliser les usagers. PHOTO PIERRE LEMASSON
Hier matin, une quarantaine d'agents de l'URSSAF étaient massés devant le siège de Lille, ...
boulevard du Président-Hoover, pour protester contre la détérioration de leurs conditions de travail et en informer les usagers.
En janvier, l'URSSAF de Lille fusionnait avec les bureaux de Tourcoing et de Valenciennes. De cette fusion naissaient l'URSSAF du Nord et un nouveau système dit de mutualisation des tâches. Une base de données unique est mise en place et les différentes activités sont réparties entre les trois sites. Par exemple, Lille est en charge de la majorité des dossiers des grandes et très grandes entreprises et du RSI (régime social des indépendants), alors que les dossiers des professions libérales sont envoyés vers les sites de Tourcoing et de Valenciennes.
Suite à cette nouvelle organisation, les retards de dossier s'accumulent. Selon Sabine Groux, déléguée syndicale CGT, « les délais peuvent aller de six mois à un an pour certains dossiers ». Une autre salariée explique son quotidien : « Nous venons en remplacement sur d'autres postes, notamment à l'accueil qui est débordé. Du coup, les dossiers que nous devons suivre, on s'en occupe entre-deux.
» Les relations avec les usagers s'en ressentiraient et les menaces envers les employés, à bout, semblent se multiplier. La direction de l'URSSAF explique les retards par la création de la base de données unique préalable à la fusion des bureaux et par l'augmentation nationale du nombre de dossiers de RSI.
Depuis, des fermetures ponctuelles, le lundi entre 12 h 15 et 13 h 30 ont été décidées afin de résorber ces retards. « Nous prenons en compte les doléances des employés. Le problème central concerne les dossiers de RSI mais on espère un retour à la normale pour fin 2010, précise Jean-Francis Piquet, directeur délégué de l'URSSAF du Nord. Mais les fermetures ne devraient pas se prolonger jusque-là. » • PAU. D.
Les chiffres de la mobilisation n'étaient pas disponibles hier soir.
NORD ECLAIR
:
SOCIAL
Publié le samedi 06 mars 2010 à 06h00
Une vingtaine d'agents de l'Urssaf, organisme collecteur des cotisations sociales, tenait un piquet de grève hier matin. En cause, la dégradation de leurs conditions de travail et la fusion avec Roubaix, Tourcoing et Valenciennes.
Devant le site de Lille, à deux pas de l'Hôtel de Région, la vingtaine de salariés mobilisés distribue ses tracts aux passants. Dominique Palladino, secrétaire CGT, fait le point. « Ici,
c'est comme à la CAF ou à Pôle emploi : on nous en demande toujours plus et dans le même temps, le personnel qui part en retraite n'est plus remplacé ». « Tout le monde est
submergé », enchaîne Sabine Groux, syndicaliste CGT également, qui affirme que l'absorption du régime social des indépendants en 2008, puis la fusion avec les Urssaf de Roubaix-Tourcoing
et Valenciennes en 2009, n'ont rien arrangé. « Notre direction, qui dit être consciente des difficultés, nous soutient qu'il n'y a que 15 jours de retard dans le traitement des dossiers.
Mais nous savons bien que c'est bien plus, sans doute entre 6 mois et un an ».
Des retards qui entraînent, selon les représentants de la CGT, une dégradation de la qualité du service, avec des clients excédés.
« On doit subir une double pression, celle des clients, avec de plus en plus d'insultes au guichet ou au téléphone, et celle de nos encadrants qui fixent des objectifs impossibles à
tenir », raconte Sabine Groux qui réclame un audit national sur la charge de travail dans les Urssaf.
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