(2ème blog, voir rubrique liens utiles : http://cfecgc.urssafnordpasdecalais.over-blog.com)
À l’occasion de l’Instance nationale de concertation du 30 septembre 2009, la CFE-CGC avait fait le constat que la mise en place de la COG 2006-2009 avait eu des effets dévastateurs.
La situation dans les URSSAF s'était, en effet, grandement détériorée. Pour certains, le recouvrement s’était même littéralement écroulé :
La Convention d’objectifs et de gestion (2010-2013), qui prévoit les évolutions du réseau des Urssaf, s’applique désormais alors qu’elle n’a reçu l’approbation d’aucune des organisations syndicales de salariés.
L’enquête menée par BVA (cf. document UCANSS - baromètre social institutionnel - mai 2010 - ) a montré que l’impact des fusions départementales des Urssaf avait été vécu comme largement négatif en ce qui concerne notamment la qualité du service rendu aux usagers, la motivation des agents en général, le climat social au sein de l’entreprise.
On a pu retrouver le même constat dans les enquêtes menées par quelques Comités d’Entreprise.
Pour certains, les fusions départementales n’ont apporté que des points négatifs de sorte qu’ils s’interrogent sur les effets de la régionalisation : plus de retards, de stress, de cotisants mécontents...
Avec tous les problèmes informatiques rencontrés, le transfert au réseau URSSAF du recouvrement des contributions d’assurance chômage, la stabilisation de l’ISU et le projet de régionalisation, le projet de rénovation du système d’information devient un des enjeux majeurs de la branche recouvrement.
La CFE-CGC formule le vœu que les mesures envisagées tendent vers davantage d’efficacité, de simplicité et de souplesse.
Il ne faudrait pas multiplier les logiciels, les procédures, les manipulations, les temps de saisie…
La mise en place de nouvelles méthodes de gestion dans certains secteurs de la fonction publique s’avère contre-productive. L’annexe 2 du schéma directeur des systèmes d’information intitulée « cartographie applicative existante » laisse perplexe.
La gestion des ressources humaines est également un autre axe prioritaire.
L’humain doit être au cœur de l’entreprise. Le travail doit avoir un sens. On ne doit pas venir au travail pour perdre sa santé.
Malheureusement, comme l’indique Christophe DEJOURS (Le Monde 26 septembre 2009) :
« Avec la valse organisée des objectifs, des mutations, des réformes de structure, des fusions acquisitions, l’identité des plus braves et des plus solides peut être mis à mal.
Et voilà que, avec la course aux chiffres et à la rentabilité, on vous oblige maintenant à bâcler la tâche. »
La CFE-CGC est particulièrement préoccupée par la situation des personnels, par le manque d’effectif et n’admet pas que des cadres se trouvent contraints d’effectuer des heures supplémentaires (non rémunérées) du fait d’une charge de travail trop importante pour être raisonnablement effectuée dans le temps normalement imparti.
Les logiques comptables conduisent également trop souvent à ne pas remplacer les absences. Résultat, les agents présents doivent compenser et certains se retrouvent alors en situation de recourir, à leur tour, à l’absence.
Les formations sont nécessaires, mais le remplacement des salariés en formation l’est aussi.
Il faut bien comprendre qu’un salarié est plus productif s’il se sent bien au travail et qu’il a un salaire décent.
De nouvelles pistes sont à explorer.
Des études attestent, par exemple, des bienfaits du télétravail pour l’environnement, le salarié et l’employeur. Une suggestion intéressante pour l’entreprise pourrait être récompensée.