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"La santé au travail est directement liée aux conditions de travail. Au premier rang, se situe le système de rémunération et de reconnaissance de la contribution de chaque salarié pour le travail accompli et les efforts fournis ; celui-ci devant être équitable et le plus transparent possible.
Des risques, voire des altérations de la santé, peuvent avoir pour origine une sous estimation de ces facteurs, pour leur lien avec la santé mentale et physique des salariés.
Nous insistons sur le fait que les insuffisances actuelles de ce système sont les premiers facteurs touchant la santé des salariés. Les cadres intermédiaires y sont particulièrement exposés, pris entre les attentes légitimes de leurs collaborateurs et les restrictions de moyens, de plus en plus élevées, déclinés par leur hiérarchie. L’équation est de plus en plus difficile à résoudre, pour les objectifs à atteindre.
C'est là que la corde devient de plus en plus raide. La responsabilité se situe à ce niveau.
Par ailleurs, la négociation présente nécessite l'intégration de toutes les dimensions relatives à la Médecine du Travail, en compétences et en moyens. Sa gouvernance n'est pas adaptée aujourd'hui aux enjeux humains et aux défis organisationnels, plus particulièrement pour les organismes de Sécurité sociale, quant à la santé et la sécurité de ses salariés.
Un rapprochement plus étroit de l'Assurance Maladie et de la Branche AT-MP pourrait y apporter des réponses.
Pour la santé au travail, le volet risques psychosociaux constitue une composante importante. Cependant, d’autres facteurs de risques sont à prendre en compte, tels les TMS, les risques trajet et les formes de travail nomade déjà présentes, ou susceptibles de se développer, tel le télétravail. Par ailleurs, des risques de désinsertion professionnelle sont présents, en lien avec la maladie ou le handicap et méritent d’être intégrés à la négociation.
Pour les champs du télétravail et du handicap, une négociation visant un accord de méthode nous paraissent nécessaires pour chacun.
Ainsi, une logique de prévention primaire en santé et sécurité au travail devrait prévaloir.
Une approche systémique s'impose, intégrant tout à la fois la politique de gestion des personnels, les modes de rétribution et de reconnaissance, ainsi que la gestion des ressources de toute nature. Il s’agit des contours essentiels des conditions de travail.
L'attractivité de l'entreprise Sécurité sociale et ses performances tant économiques que sociales sont fortement imbriquées. Un haut niveau de professionnalisme doit être toujours ciblé. Cependant, cela ne peut être préservé sans des moyens adaptés".